
L'alimentation du Mandarin
Par Christophe
Faizant
Les graines :
Un bon mélange du commerce pour petits
exotiques est suffisant. Nous veillerons tout particulièrement à sa propreté :
il doit être exempt de poussières. Ceci est vérifiable en plongeant la main dans
le sac : elle doit ressortir aussi propre que lorsqu'elle est y entrée. Les
mélanges se composent le plus souvent de millet jaune, millet rouge, millet
blanc, alpiste... ce sont les graines de base. Viennent s'y ajouter le niger
(graine grasse, donc présente en petite quantité), le millet roux (peu
apprécié), et parfois le millet japonais (graine coûteuse, riche en protéines,
mais pouvant être utile lors de l'élevage des jeunes). Le millet en grappes,
jaune ou rouge, constitue un extra fort prisé. On pourra le distribuer de temps
à autre dans les volières. Il est alors amusant de voir les groupes de mandarins
se précipiter sur les épis pour les dévorer avec frénésie. Lorsque les jeunes
sortent du nid, les grappes de millet mises à leur disposition sont un bon moyen
pour s'essayer au décorticage des graines, et ainsi être sevrés plus rapidement.
La pâtée :
En période de repos, la distribution d'un tel
aliment n'est pas utile. En revanche, elle est très importante en période
d'élevage, apportant l'appoint de protéines nécessaires au bon développement des
petits. Dans le commerce, on trouve deux types de pâtées : la sèche, que l'on
peut distribuer telle que ou humidifiée, et la grasse prête à l'emploi. Cette
dernière se conserve moins longtemps (1 à 2 mois dans un récipient bien fermé, à
l'abri de la lumière). Toutes sont habituellement bien consommées par les
parents puis régurgitées aux jeunes. Le père et la mère pourront y être habitués
pendant la couvaison s'ils n'y avaient jamais goûté. On peut également préparer
soi-même sa pâtée d'élevage. Les ingrédients sont nombreux, et il y a autant de
recettes que d'éleveurs ! Peuvent entrer dans la composition : œufs durs,
semoule de blé cuite, quatre-quarts... etc. (la liste n'est pas exhaustive), le
tout pouvant être mélangé avec une partie de pâtée du commerce.
Nourriture animale :
La nourriture animale, même si elle n'est
pas obligatoire apportera un supplément de protéines salutaire. Nous ne
donnerons pas de vers de farine ni de buffalos, trop excitants. En revanche, les
pinkies pourront être distribués en complément du "repas" habituel. Achetés
congelés, on les conserve au congélateur, en prenant chaque matin la quantité
nécessaire (une dizaine par couple, le nombre pouvant varier selon l'importance
de la nichée). On les décongèle en les passant sous l'eau chaude.
Autres aliments :
Verdure, fruits et autres biscuits ne sont
pas vitaux. Si l'on en donne, fruits et légumes auront préalablement été rincés
à grande eau, puis distribués séchés. Ils ne doivent pas être froids.
Les vitamines :
Un supplément qui peut être favorable au
renforcement des défenses immunitaires de nos compagnons. Quelques gouttes d'un
complexe de vitamines dans l'eau de boisson, une fois par semaine par exemple,
ne peuvent leur faire que du bien. Certaines sont en poudre (leur avantage
réside dans leur plus longue conservation), d'autres en liquide, et il en existe
un grand choix dans le commerce spécialisé, et parmi les hydrosols polyvitaminés
pour humains. Pour les vitamines sous forme liquide, il sera bon de les
conserver au frais et à l'abri de la lumière (dans leur emballage). Car
sachons-le, une vitamine ne résiste guère à température ambiante et à la
luminosité. D'ailleurs, une fois versées dans l'abreuvoir, transparent et à
l'air libre, elles ne se conservent que quelques heures, mais ceci laisse tout
de même le temps aux oiseaux de profiter de leurs bienfaits. Certains
préconisent la vitamine E, mais dans un autre but : stimuler l'instinct de
reproduction des oiseaux. Mais les mandarins n'ont pas vraiment besoin de cela :
ils s'accoupleront d'eux-mêmes, ou bien il faudra attendre ou désaccoupler. La
vitamine E n'est donc vraiment pas la solution. Si de plus, elle est mal dosée,
le couple, trop excité, n'élèvera pas.
Les os de seiche :
Ils
sont riches en calcium, et il faut en donner au moins une moitié par couple en
période de reproduction. Ceci pourra éviter maux de ponte et autres œufs à
coquille molle.